‘When you’re strange’ : les Doors vus par Tom DiCillo

“If the doors of perception were cleansed everything would appear to man as it is, infinite.” William Blake
C’est le poème qui a donné son nom au groupe de Jim Morrison. Voilà le genre d’infos distillées par Tom DiCillo tout au long de son docu sur les Doors. La force du film réside dans ces fragments de film tourné par le leader du groupe, fana de cinéma mais qui avait récolté un médiocre D, lors de son essai universitaire.
A l’aide d’un montage astucieux, DiCillo nous montre un Morrison au volant d’un américaine, apprenant sa propre mort par la radio. Surréaliste. Toutes ces archives sont saisissantes et valent véritablement le coup d’œil. En revanche, on regrettera un récit très linéaire, malgré la voix posée et maîtrisée de Johnny Depp.
Plutôt que d’aller voir ce que sont devenus les membres restant, et interroger les proches, Tom DiCillo jongle donc avec ces archives incroyables. Un procédé qui ravira les néophytes mais pourrait laisser sur leur faim les plus curieux.




