Harvey sera toujours Harvey

•4 décembre 2009 • Laisser un commentaire

Pour fêter l’abandon du remake d’Harvey par notre cher Steven Spielberg (qui finira certainement par comprendre que certains films comme Oldboy doivent rester uniques), nous vous conseillons de revoir ce film de génie. Il s’agit donc de notre classique du vendredi ! (Penser à créer un petit générique pour cette rubrique ndlr)

Harvey ou le meilleur rôle de James Stewart à mon sens (les débats sont ouverts). Enfin pas dans le rôle d’Harvey hein, mais celui d’Elwood P. Dowd, son personnage. Harvey, lui, donne son nom au film. Il est également très présent, mais d’une autre manière puisqu’il s’agit d’un lapin invisible de 1,80 m. C’est aussi le meilleur ami d’Elwood.

Elwood alias James Stewart est touchant de fragilité en vieux garçon. Les thèmes traités vont de l’indépendance, à la folie en passant par l’alcoolisme. On y met un peu ce qu’on veut, on se fait son propre film, on y croit ou non. Peu importe, c’est cette liberté qui en fait un objet aussi dense.

On y trouve aussi l’exquise Josephine Hull, une femme de théâtre reprenant le rôle qu’elle avait tenu sur les planches et trop souvent cantonnée à jouer les second couteaux sur grand écran (Arsenic et vieilles dentelles).

Bref, vous l’avez compris, ce weekend, on se refait Harvey !

I’m C.R.A.Z.Y for feeling so lonely …

•27 novembre 2009 • 5 commentaires

Hier soir, Arte a diffusé C.R.A.Z.Y de Jean-Marc Vallée (Victoria : les jeunes années d’une reine), un film québécois sorti en 2005 sur nos écrans. L’occasion pour ShowtimeFolks de reparler de ce film.

Le film raconte la vie de Zachary, le quatrième garçon d’une famille classique des années 60. Une mère chaleureuse et attentionnée, un père aimant mais moins démonstratif. Le film parle d’amour, de la famille, des relations père-fils. Zachary adore son père et l’admire, mais ce dernier regrette de ne pas avoir un fils plus masculin et moins à part.

Sur fond de Patsy cline (et sa chanson crazy) et de Charles Aznavour dont le père est fan, mais aussi de David Bowie et des Stones, les années passent : dîner de familles, rires, drames. Zach se cherche, père et  fils s’observent et ne se comprennent pas.

La réalisation originale associe musique, rêves et magie pour faire de cette histoire, une chronique familiale vivante et émouvante.

On se quitte avec ce classique écrit par Willie Nelson et chanté par Patsy Cline …

[Semaine du court] Avant Zombieland, The Girls Guitar Club

•27 novembre 2009 • Laisser un commentaire

Le réalisateur de Bienvenue à Zombieland, Ruben Fleischer, n’avait jusqu’ici réalisé qu’un seul film. Ce sympathique clip amélioré qui fait office de court-métrage.

Ecrit par les deux comédiennes Mary-Lynn Rajskub (Punch-Drunk Love) et Karen Kilgariff, The Girls Guitar Club se déroule dans un magasin de vêtements dans lequel deux vendeuses se rêvent en chanteuses folk…

The Girls Guitar Club (2001)

[Semaine du court] Halte au long !

•26 novembre 2009 • Laisser un commentaire

A l’occasion de notre semaine du court, Showtime Folks a choisi de mettre en lumière le Festival Halte au Long. Organisé par l’agence H en partenariat avec Radio Nova, Dailymotion et Direct 8, le festival récompense les meilleurs courts de moins de 3 minutes. Une règle à suivre : ils doivent pouvoir se décliner en plusieurs épisodes.

L’année dernière, pour la première édition du Festival, le film promotionnel réalisé par Jean-Paul Rouve, avec Rocco Siffredi en guest, avait créé l’événement. Cette année,  le collectif Action Discrète, qui sévit sur Canal+, a joué les ambassadeurs et a donné le ton. Pas de place pour le consensuel, le but était de proposer un court original, drôle ou émouvant.

Hier soir,  la remise des  prix s’est déroulée au cinéma Mac Mahon dans une ambiance détendue. Le jury (Action discrète, Dailymotion, Radio Nova), satisfait par la qualité des courts proposés, a récompensé 3 projets :

Le premier prix, Marguerite, est une animation réalisée dans le cadre de la revue Cut Up de la chaîne Arte. Dans ce film construit autour d’un documentaire radio, une femme de 82 ans raconte ses retrouvailles avec un amant perdu de vue il y a 60 ans. Le film parle d’amour et du temps qui passe, de façon simple et touchante.

Un autre court réalisé par Julien David, Retraite, faisait aussi partie de la sélection. Basé sur le même concept, le film aborde, à travers l’histoire d’un pré-retraité, le problème d’une toute nouvelle vie et d’un vide à combler.  

Marguerite

Retraite

Pour en savoir plus,  http://www.halteaulong.com

[Semaine du court] Désiré d’Albert Dupontel

•25 novembre 2009 • Laisser un commentaire

Désiré est l’unique court-métrage d’Albert Dupontel, un format qui sied parfaitement au style du cinéaste. On y retrouve l’humour trash de ses futurs films transposé dans un univers de science-fiction.

La troupe de Dupontel est déjà quasiment formée avec Michel Vuillermoz (présent dans Bernie et Le Créateur) et Nicolas Marié (présent dans tous ses films et qui a décidément une gueule de PDG, que ce soit dans Enfermés Dehors ou chez Jeunet dans Micmacs à tire larigot). Sont aussi de la partie, Eric Elmosnino, qui ressemblait plus à Judge Dredd qu’à Gainsbourg à l’époque, mais aussi Didier Bénureau en émeutier.

Un clin d’oeil aux Nouveaux Cinéphiles, qui ont également mis le court-métrage en ligne, comme je viens de le découvrir…

Désiré (1992)

[Semaine du court] The Lift, le premier film de Robert Zemeckis

•24 novembre 2009 • Laisser un commentaire

Avant de virer motion capture avec Le Pôle Express, Beowulf et désormais Le drôle de Noël de Scrooge, Robert Zemeckis nous a tout de même gâté avec Roger Rabbit, la trilogie Retour vers le futur ou encore Forrest Gump. Rien que ça ! Ce qui lui vaut mon éternel respect, soit dit en passant.

Nous vous parlions récemment du court-métrage d’étudiant de Richard Kelly (Donnie Darko, The Box) passé par la USC School. Le grand Robert Zemeckis étudiait aussi dans cette école californienne plus de 20 ans auparavant, et avait eu droit, plus ou moins, au même exercice (environ 6 minutes et pas de dialogues traditionnels).

Le résultat aurait pu s’appeller L’ascenseur habite au 21 dans sa VF. Il s’agit d’un court élégant et très bien maîtrisé par le tout jeune Zemeckis (20 ans à l’époque des faits). Enjoy folks !

The Lift (1972)

[Semaine du court] George and AJ, un court Pixar

•23 novembre 2009 • Laisser un commentaire

Je suis le premier à cracher sur ces courts-métrages Pixar qui ressemblent plus à des scènes coupées qu’à de véritables films (n’est-ce pas Mister 3ZE ?). En même temps, je suis aussi le premier à me jeter dessus avec les yeux qui pétillent.

Après Dug’s special mission, reprenant un personnage de Là-Haut, voici George and AJ, qui met en scène les deux infirmiers venus chercher le sénile Carl Fredricksen. Les deux larrons n’ont pas eu le droit au traitement final de Dug, ce qui donne un certain charme cartoonesque à la chose. On croirait presque assister à une série de concept art. Et c’est tant mieux.

Et puis, pendant qu’on parle de Là-Haut, autant en profiter pour vous renvoyer vers 2 jolis liens découvert récemment sur la toile. Tout d’abord, le magnifique travail de Lou Romano sur le film et la drôle de comparaison entre le Up de Pete Docter et le Up de Russ Meyer.

A noter : ce post inaugure une semaine consacrée au format du court-métrage sur le blog. Enjoy folks…

 George and AJ (2009)

Brillante Mendoza, fils de pub

•19 novembre 2009 • 4 commentaires

On peut avoir été chef décorateur sur une pub Nestlé et gagner le prix de la mise en scène à Cannes. Brillante Mendoza le sait mieux que personne puisqu’il a commencé dans la pub avant de se voir remettre le prestigieux prix des mains de Terry Gilliam, en 2009, pour son dernier effort Kinatay.

Le philippin a confirmé qu’il était une bête de festival. Son film Serbis était présenté l’année précédente à Cannes et son prochain long, Lola, concourait déjà à Venise en septembre dernier. Pour apprécier le chemin parcouru, voici trois spots télé sur lesquels “Dante” Mendoza a travaillé. La publicité qui lui “ressemble” le plus étant celle qu’il a réalisé en 2006, avec son sens aigu du détail…

Rolling pour Pondo Ng Pinoy(2006) réalisé par Brillante Mendoza.

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La baie des anges : faîtes vos jeux !

•13 novembre 2009 • Laisser un commentaire

La baie des anges

Côte d’Azur, hôtel luxueux, roulette, craps, bijoux, robe de soirée, malchance, veine, voiture de sport, fauché, enfer, réalité, amour, drogue, risques, Michel Legrand, carpe diem, millionnaire, inconscience, clochard, rêve.

Tous ces mots font références à La baie des anges, filmée en 1963 par Jacques Demy. Jeanne Moreau et Claude Mann, une sorte d’alternative à Belmondo, y jouent un couple qui tombe dans l’enfer du jeu. De casinos en hôtels, ils vivent au grès de leur chance et nous emportent au fond du gouffre à leurs côtés. L’assistant-réalisateur est un certain Costa-Gravas.

Il s’agit de notre “Classique” du vendredi dont voici la scène finale (qui ne révèle rien de très important si ce n’est un très beau plan composé de miroirs).

L’animation selon Terry Gilliam

•13 novembre 2009 • Laisser un commentaire

 Storytime

Dans un récent Top 50 des films d’animation concocté par TimeOut, Terry Gilliam nous gratifiait de quelques commentaires sur ses films animés préférés ou, au contraire, ceux qu’il a détesté. Morceaux choisis :

- Toy Story : “C’est du génie. Il y a un plan qui me sidère encore aujourd’hui, quand Buzz L’éclair prend conscience qu’il est un jouet. Il est assis sur cette valise, la caméra recule et il n’est plus qu’une toute petite figurine. Cela fait partie de mes 10 films préférés. Point.” 

- Le voyage de Chihiro : “Le Voyage de Chihiro est incroyable. Ce que j’aime c’est que les japonais perçoivent le monde d’une façon qui m’échappe. Cela me fascine.”

- Les triplettes de Belleville : “Seuls des français pouvaient le faire. La fantaisie de ce film est unique !”

- South Park, Le Film : “Ce sont mes enfants ! Je ne pensais pas qu’il pourrait en faire 90 minutes mais bien sûr ils l’ont fait et c’est simplement brilliant !”

 - Wall-E : “C’est un film stupéfiant. Ces scènes sur la planète Terre désertées sont magnifiques. Le discours social est intelligent et tape en plein dans le mille.”

- Le seigneur des anneaux (1978) : “J’ai détesté. Le réalisateur (Ralph Bakshi) semble toujours être plus ambitieux que ses moyens. Et le résultat, à mon goût, était horrible.”

Mais pourquoi donc Terry Gilliam se permet-il de parler autant d’animation ? Tout simplement parce que l’américain des Monty Pythons a commencé sa carrière en tant qu’animateur. Et avant même de confectionner les génériques mythiques des Pythons, il a réalisé des courts-métrages déjantés qu’on vous laisse le soin de découvrir…

Storytime, 1968

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