Aujourd’hui même sort le nouveau film des studios Pixar, Toy Story 3. Arf, encore un Toy Story se diront certains. C’est vrai qu’avec Wall-E, puis Là-Haut on s’était habitué à des idées originales. Mais bon, une fois de plus, Pixar épate, énerve même tant le studio d’animation fait preuve de régularité.
Même en réalisant un troisième Toy Story, dont on pensait avoir fait le tour, Lee Unkrich nous délivre peut-être le meilleur film de la saga. Après une première scène assez décevante, le film se remet tout de suite dans les rails avec un procédé bien huilé, emprunt de nostalgie et drôle à en mourir.
Comédie, film de prison, d’aventure et beauté graphique à tomber, Toy Story 3 est le film d’animation de l’année, un point c’est tout. Et Pixar reste roi dans son royaume, ce qui promet de jolies choses pour Cars 2, prévu pour 2011.
En avant-séance, vous aurez droit au court-métrage Day & Night, petit bijou d’inventivité, qui justifie plus le prix des lunettes 3D que le film, en raison d’un jeu sympathique sur la profondeur de champ. Voici le court dans son intégralité pour les plus impatients :
Quand Uberto Pasolini se met derrière la caméra, ça donne Sri Lanka National Handball Team, une comédie qui marche sur les pas de Full Monty (produit par le même Pasolini).
Tourné au Sri Lanka, le film suit l’histoire de deux amis qui cherchent à se procurer un visa pour quitter le pays et rejoindre l’Allemagne. En tombant sur l’annonce d’un tournoi de Handball, ils décident alors de former une équipe, la première du genre au Sri Lanka.
Ancré dans la réalité sociale du pays, le film brille car il prête à sourire mais tend inextricablement vers le drame, celui de ces hommes qui cherchent à quitter le navire pour trouver du travail. Une histoire vraie, qui en dit long, car traitée avec la légèreté requise. La qualité du film fera vite oublier le manque total de bonus sur le DVD.
Un grand merci à Cinetrafic pour nous avoir fait parvenir le DVD de ce film sorti le 1er juin.
Sri Lanka National Handball Team
Un film de Uberto Pasolini avec Gihan de Chickera et Dharshan Dharmaraj
Edition : UGH Ph
Distribution : Zylo
Date de sortie : 01/06/2010
Un film de Michel Gondry est toujours très attendu. Encore plus quand celui-ci est écrit par Seth Rogen, poulain de l’écurie Apatow, et qu’il s’agit de l’adaptation d’une série télé culte.
Voici donc la bande-annonce tant espérée du Frelon Vert, enfin dévoilée après différents problèmes de production et une décision contestée de distribuer le film en 3D. Le film servira de test, pour Rogen, qui à l’occasion s’affirmer en tant qu’acteur « sérieux » et physique, et pour Gondry, qui réalise ici son premier vrai blockbuster.
Dans la lignée des films d’action 90′s, ce trailer donne furieusement envie. Un casting de choc réunit Seth Rogen, Jay Chou, Cameron Diaz, Christopher Waltz, Edward Furlong et Tom Wilkinson. Sortie prévue début 2011…
« La fourrière » (traduction littérale de Dog Pound) pourrait servir de sous-titre au film. Toujours aussi radical, le cinéma de Kim Chapiron prend une autre dimension avec ce film de prison parfaitement réussi.
On avait adoré Sheitan, qui semble réservé à un public d’initié, mais avec Dog Pound le jeune cinéaste se lance dans un autre genre tout en gardant sa signature. Exemple, cet art de raconter un rêve en images, qui renvoie directement à la scène du camping dans Sheitan.
Après s’être plongé dans l’univers carcéral pour écrire le film, Chapiron nous livre son expérience brute, sans pour autant donner de leçons. Les acteurs (tous parfaits) sont authentiques, comme la violence et la rage qui ressortent du film.
Pas de réel point de vue donc, de la part du réalisateur mais un exercice de style terriblement efficace. Le film du mois de juin, sans aucun doute…
La confiance, l’insécurité, l’infidélité, un couple à la dérive ….
Présenté en sélection officielle du festival de Cannes 2009 dans la catégorie Un Certain Regard, A Deriva est un film d’Heitor Dhalia sorti dans les salles en septembre 2009. Disponible en DVD depuis le 25 mai dernier, A Deriva est un film subtile et intelligemment mené qu’il faut absolument voir.
A travers le récit des vacances d’une famille brésilienne à Buzios, A Deriva raconte l’histoire d’un couple qui essaye de surmonter ses difficultés.
Filipa, 14 ans, l’ainée de la famille, est une adolescente comme les autres qui admire son père et pense que sa famille est indestructible. Elle va découvrir peu à peu que son père Mathias (Vincent Cassel) trompe sa mère (Deborah Bloch) avec une jeune américaine (Camilla Belle). A mesure que son rêve de famille idéale s’effrite, Filipa va découvrir l’amour, les peines, et donc apprendre à se connaître et grandir.
A Deriva raconte les passages, les étapes de la vie, la fin de l’innocence et l’entrée dans l’âge adulte. Le film soulève aussi des questions sur la vie à deux, l’amour, la liberté. Comment arriver à faire de nouveau confiance ? Comment être fidèle à soi-même et à ses sentiments sans faire souffrir son entourage ?
Côté casting, le film est une réussite. Un Vincent Cassel très naturel et une jolie découverte : Laura Neva, une actrice prometteuse, très touchante et juste dans son interprétation de la jeune Filipa.
Enfin, le DVD nous offre dans les bonus, un sympathique making of qui rend compte des conditions de tournage particulièrement difficiles, notamment à cause du décor sinueux et de l’utilisation de deux caméras (16 et 35 mm) mais nous fait surtout partager la bonne ambiance qui régnait sur le tournage. Le réalisateur nous confie également qu’à travers ce film, il a voulu retracer une partie de son enfance et évoquer ses premiers émois. On pourra également apprécier le portugais impeccable de Vincent Cassel, véritable brésilien d’adoption.
On avait pu suivre le tournage du film via le blog photo de Mark Romanek, voici finalement la bande-annonce de Never Let Me Go.
Plus connu pour son travail de clippeur (99 problems de Jay-Z, Scream de Michael et Janet Jackson, entre autres), Mark Romanek a réalisé deux films auparavant, Static en 1985, et l’inquiétant PhotoObsession avec Robin Williams, en 2002.
Avec Never Let Me Go (Auprès de moi toujours en VF), il adapte un roman de Kazuo Ishiguro. L’histoire est celle de trois jeunes adultes qui se souviennent de leur enfance surprotégée, passée en pensionnat. Celle-ci n’a en fait rien d’idyllique et continue de guider la vie de nos trois amis. Mais pour quelles raisons ?
Au casting, on retrouve les deux révélations de l’année passée, Carey Mulligan (An Education) et Andrew Garfield (la star Boy A, qui reste dans le même registre), mais aussi Keira Knightley, Charlotte Rampling et Sally Hawkins…
Quand Sofia Coppola fait du Sofia Coppola, ça donne Somewhere. Par le passé, ça a plutôt bien fonctionné (Virgin Suicides), mais récemment, ça ne marchait plus du tout (Marie-Antoinette).
Dans celui-ci, la réalisatrice revient à des thèmes proches de Lost In Translation (son meilleur film, on est d’accord). L’histoire est celle d’un acteur hollywoodien caricatural (Stephen Dorff) qui a élu domicile au Chateau Marmont de Los Angeles et reçoit la visite de sa fille de 11 ans (Elle Fanning). Il va alors se remettre en question. Parmi les guest stars annoncées : Benicio Del Toro, Michelle Monaghan ou encore Alden Ehrenreich (vu dans Tetro). La bande-son, elle, sera assurée par… le groupe français Phoenix of course.
Dans un premier temps, la bande-annonce énerve avec cette forte impression de déjà vu, puis elle intrigue : où en est Sofia Coppola après son biopic costumé ? Quoi qu’on en dise, Somewhere sera, comme d’habitude avec Coppola fille, l’évènement de cette fin d’année.
Ça y est, c’en est fini de Shrek. Il était temps diront les mauvaises langues. Certes, tous les épisodes de la saga ne se valent pas, mais ce quatrième du nom offre une jolie sortie de scène à notre ogre préféré. Les raisons de cette réussite en 4 points.
- La technique. Le premier plan nous montre le traditionnel livre de conte qui avance lentement vers le spectateur pour se planter juste devant son nez. Le ton est donné, la 3D va vous épater. La réalisation a complètement intégré cette technologie comme on peut le voir dès les premières scènes (le village des sorcières, les scènes de la vie quotidienne). On a beau dire, mais Dreamworks a définitivement su passer le cap du relief. Well done, Jeff Katzenberg.
- La vanne qui tue. C’est aussi ça Shrek, une réplique sortie de nulle part et qui vous fait aimer le film à elle seule. Ici, elle vient du sale gosse du début (vous verrez, il a même une appli iPhone à son effigie). Et puis, la référence à Jeremy Steig n’est pas mal non plus dans le genre…
- La jolie pirouette de fin. Essayons de ne rien révéler du film. Mais cet épisode connaît un sérieux coup de mou en milieu de pellicule. La conclusion, très gentillette et empruntant à Capra, est pourtant très efficace et ponctue le tout sur une bonne note.
- La célébration d’une saga. Le premier Shrek est tout de même sorti il y a 9 ans ! Alors se dire que c’est le dernier tour de piste, ça fait quelque chose. Il en ressort un côté festif et jubilatoire. Le générique de fin est d’ailleurs une jolie façon de clore le chapitre.
En 2 mots : On rit beaucoup, on dort (un peu), et on rit de nouveau. Conseillé pour passer un bon moment entre amis ou en famille.
Rendons un hommage mérité à l’excellent blog This Recording qui a assemblé, depuis un bon moment, les morceaux préférés d’acteurs ou de musiciens de goût. Nous avons décidé de compiler le tout sous la forme de playlists Spotify (inscription nécessaire juste ici pour les néophytes). Il manque quelques morceaux non accessibles sur Spotify et facilement retrouvable sur ces interviews, mais l’essentiel est là !
Cliquez sur l’image pour accéder aux playlists des acteurs.
Bon, on est très Kourtrajmé en ce moment, mais c’est l’actu qui veut ça.
Les Seigneurs change de titre (ce qu’on pressentait) et devient Notre jour viendra. Après une première affiche anglaise (dévoilée ici) voici l’affiche française, qui donne moins envie, c’est sûr, mais assoit le film en tant que drame. En revanche, le teaser remplit totalement son rôle, notamment avec cette alarme en fond, qui nous prévient de l’arrivée de Romain Gavras dans le game…
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