Séance tenante avec Showtime Folks

•10 novembre 2009 • Un commentaire

Public

Séance tenante, c’est ce petit questionnaire élaboré par Libération et soumis à différentes personnalités chaque mardi. Alors après, le Dr. Orloff, Marivaudage, FredMJG (merci pour l’invitation) et Rob Gordon, mais aussi Pascale, Rom_J et Inisfree, à notre tour d’y répondre. Si les questions diffèrent un peu, c’est parce que nous nous sommes basés sur l’interview du Fantastique Maître Anderson

Le film que vos parents vous ont empêché de voir ?
Mado : Terminator, je n’avais pas l’âge d’aller le voir au cinéma.
Stephon : Basic Instinct, mais je me suis rattrapé en VHS dans leur dos.

Une scène fétiche ou qui vous hante ?
M. : Andy Garcia qui arrête la poussette avec son pied dans Les Incorruptibles ou plus récemment la fuite en voiture dans Les fils de l’homme.
S. : Dans Aviator. Hugues qui laisse Hepburn tremper les lèvres dans sa bouteille de lait lors d’une virée nocturne au-dessus de Los Angeles. Le tout avec le Moonglow de Benny Goodman en fond. Merci Marty !

Vous dirigez un remake : lequel ?
M. : M Le Maudit de Fritz Lang, remis au goût du jour. Ou Le Faux Coupable d’Alfred Hitchcock.
S. : C’est en cours (sans moi à la réal, bien sûr), mais Plan 9 from outer space. J’ai toujours dit qu’il avait du potentiel…

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Se perdre avec Chet Baker

•8 novembre 2009 • Laisser un commentaire

Let's get lost
“The smoke makes a stairway for you to descend,
You come to my arms, may this bliss never end,
Awake or asleep, every memory I’ll keep,
When I’m deep in a dream of you,
Then from the ceiling, soft music comes stealing,
We glide through a lover’s refrain, you’re so appealing
That I’m soon revealing my love for you over again.
My cigarette burns me, I wake with a start,
My hand isn’t hurt, but there’s pain in my heart.
For we’ll love anew just as we used to do,
When I’m deep in a dream of you.”

- Chet Baker est un grand romantique alors ?
- Oui, mais c’est aussi un salaud avec les femmes.
- Mais c’est un génie de la musique.
- C’est surtout un junkie de première !
- J’y comprends rien…
- Y’a rien à comprendre.

Le classique du vendredi : Let’s get lost de Bruce Weber.

Les débuts de Richard Kelly : The Goodbye Place

•6 novembre 2009 • Laisser un commentaire

The Goodbye Place

En 1996, le futur réalisateur de Donnie Darko et de The Box (cette semaine dans les salles) étudiait le cinéma à la USC School d’où sortent les John Carpenter, James Gray et George Lucas, entre autres. L’exercice, pour Richard Kelly, était de réaliser son tout premier court-métrage, avec comme consignes, de ne pas dépasser les six minutes (il en fera finalement huit) et de ne pas utiliser de dialogues traditionnels (il optera pour une discrète voix off).

Le résultat, brillant, est un mélange entre  Shining et un épisode de La quatrième Dimension. Cela s’appelle The Goodbye Place. Et à 21 ans, Kelly démontre qu’il sait déjà parfaitement installer une ambiance mystique.

Avant Panique au village…

•2 novembre 2009 • Laisser un commentaire

Pic Pic André Show

Le long-métrage d’animation tant attendu du duo belge Aubier et Patar (Stéphane et Vincent de leurs prénoms), Panique Au Village, est désormais visible dans tout bon cinéma qui se respecte.

Plutôt que de revoir l’excellente série animée dont est tiré le film (visible ici, oui juste là), nous avons préféré remonter un peu plus loin dans la carrière des ces deux tarés de l’anim. Car, c’est avec d’autres travaux au format court et notamment leur première série Pic Pic André Shoow, qu’Aubier et Patar vont se faire remarquer.

On y découvre un (mauvais) Cheval, un Cowboy mais aussi un Chasseur, des personnages qu’on retrouvera dans leur travail en stop motion. Les Baltus, eux, habitent une maison en hauteur qui annonce la future colocation des figurines de Panique

On commence par notre préféré, un très-court-métrage débile, comme on les aime. Enjoy !

La femme, l’ours et le chasseur (2000)

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Mary and Max : la rencontre de deux âmes blessées

•30 octobre 2009 • Laisser un commentaire

Mary and Max

Et oui je vous présente mes excuses au nom de Showtime Folks. Le “classic du vendredi” a connu un petit passage à vide…

Pour notre retour je vous conseille un film dont Stephon a déja parlé puisqu’il l’ avait vu avant tout le monde. Il s’agit de Mary and Max d’Adam Elliot. Pour ma part, j’ai découvert ce film récemment au cinéma.

Ce film d’animation nous raconte l’histoire de deux individus seuls qui n’auraient jamais dû se rencontrer puisqu’il vivent à des milliers de kilomètres de distance. Le récit d’une amitié entre la jeune Mary, une autralienne de 8 ans et Max, un New-Yorkais obèse d’une quarantaine d’années. Ils vont s’écrire pendant une vingtaine d’années et grandir ensemble, découvrir l’amitié et traverser les étapes difficiles de la vie.

Ce film très triste parle de sentiments que chacun a pu expérimenter comme le sentiment de solitude, de rejet. Mais aussi de la différence, des blessures de l’enfance qui vous poursuivent à l’âge adulte, de la difficulté de s’accepter tel que l’on est et de l’impossibilité d’aller vers les autres.

Cette histoire est également celle d’une quête, la recherche de quelqu’un qui vous comprenne et vous accepte comme vous êtes.

Bref une belle histoire qui parle de vrais sentiments, de tolérance, d’amour, des autres…

A aller voir au cinéma avec un paquet de mouchoirs si le film joue encore dans votre quartier !

Avec les voix de Toni Colette, Philip Seymour Hoffman et Eric Bana.

Jean-Pierre Jeunet, ringard ? Foutaises

•28 octobre 2009 • 2 commentaires

Foutaises de Jean-Pierre Jeunet

J’aime Delicatessen. Je n’aime pas qu’on critique Jeunet à tout va. J’aime son style visuel. Je n’aime pas le chien qui pète dans Un long Dimanche de fiançailles mais reste bluffé par la brève performance de Cotillard. Je hais quand il recycle ses idées et adore la poésie d’Amélie Poulain.

Profitons de la sortie de Micmacs à tire-larigot pour se refaire Foutaises (1989), un court-métrage de Jean-Pierre Jeunet annonciateur de son style. On y croise Dominique Pinon, Chick Ortega et Marie-Laure Dougnac, qu’on reverra plus tard sous la direction du cinéaste.

Showtime Folks fait sa blogroll

•27 octobre 2009 • 4 commentaires

Blogroll

Il était temps que notre jeune blog se dote d’une blogroll digne de ce nom, autrement dit une liste de blogs dont la lecture est fortement conseillée. Pour notre part, nous avons choisi 10 blogs qui parlent cinéma. 10 parce que c’est un chiffre rond, et cinéma parce que c’est ce dont on parle ici, voyons !

Et puis, pour ne pas vous lâcher une liste de noms qui ne voudrait rien dire, on vous explique les raisons pour lesquelles ils font partie de nos chouchous :

Vodkaster le blog

Vodkaster le blog

Parce que c’est la famille. Parce que le concept est quand même génial. Et puis parce qu’on est dans la leur (de blogroll).
A lire : Le Top 5 des films que je n’ai jamais vus

Matière Focale

Matière Focale

Parce qu’ils sont fous et que ça fait du bien !
A lire : Fish Tank : Dans la brune électrique

Sancho does Asia

Sancho does Asia

Parce que c’est la référence en matière de cinéma asiatique.
A lire : Big Man Japan

Focus on animation

Focus On Animation

Parce qu’on est fan d’animation et que ce blog contient tout ce qu’il faut sur les projets en cours avec en prime de très bons dossiers.
A lire : Focus on : Metropia

Marivaudage

Marivaudage

Parce que c’est la famille là aussi et qu’il est toujours bon de découvrir un autre cinéma.
A lire : Nude on the Moon

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Preview ! Capitalism : A Love Story, le nouveau Michael Moore

•26 octobre 2009 • Laisser un commentaire

Extrait de "Capitalism : a love story" de Michael Moore

Michael Moore (The Big One, Bowling For Colombine, Fahrenheit 9/11, Sicko) , le cinéaste à la casquette de Baseball est de retour dans les salles obscures françaises. Après son docu Slacker Uprising visible gratuitement sur la toile par les américains uniquement, son nouveau film s’appelle Capitalism : A Love Story. On y retrouve un Moore au mieux de sa forme, arpentant Wall Street !

Le natif de Flint  revient en effet avec un combat qu’il a déja mené mais qui est aujourd’hui plus que jamais d’actualité : comment la capitalisme a profité à certains et a laissé une grande partie des américains sur le bas-côté ?

Moore nous propose une plongée concrète dans les conséquences de la crise financière : les expulsions quotidiennes, les faillites, les licenciements en cascades et une classe moyenne qui paye le prix fort !

Moore nous montre aussi que d’autres ont su profiter de la crise.  Il y a d’abord ”les vautours” qui achètent les maisons des expulsés à bas prix mais surtout les banques ! Goldman Sachs, Bank of America, Morgan Stanley…

Moore se demande où est passé l’argent des contribuables qui devait servir à éviter le naufrage. Il mène l’enquête ! Ces banques qui hier agonisaient se portent aujourd’hui mieux que jamais grâce aux 700 milliards de dollars qui ont été distribués par le gouvernement américain.

Le documentaire est bien fouillé avec des interviews et des infos sur les coulisses du système politique américain. On reconnaît bien le style de Moore à la fois offensif, cynique et drôle. Il nous livre un constat accablant. Le rêve capitaliste s’est transformé en cauchemar ! Bon nombre d’américains sont aujourd’hui à l’agonie et les banques mènent la danse avec l’assentiment du gouvernement américain …

Moore est aussi plein d’espoir, il cherche des sorties de secours et appelle à l’aide de tous. Capitalism : a love story est un pamphlet qui ne devrait pas faire taire ses nombreux détracteurs, mais qui ravira assurément ses fidèles.

A voir dans les salles le 25 novembre prochain…

Interview exclusive : Frédéric Schoendoerffer parle Affaires

•20 octobre 2009 • Laisser un commentaire

Frédéric Schoendoerffer

Une nouvelle interview réalisée dans le restaurant parisien Le Talon Aiguille * pour Showtime Folks. Frédéric Schoendoerffer parle projets et actualités, se raconte sans en dire trop. Une rencontre avec le réalisateur discret, entre franchise et humilité.

Pouvez-vous nous parler d’Une femme d’affaires, votre prochain film ?

C’est un film que je dois tourner au mois de février. C’est l’histoire d’une femme qui, à 43 ans, a l’occasion de pouvoir rejouer, de pouvoir recommencer sa vie. Le casting est déjà établi puiqu’il y aura Sandrine Kiberlain, Gérard Depardieu, Jacques Perrin et Jean-Hughes Anglade qui joueront les quatre personnages principaux.

Vous avez rencontré Jean-Hughes Anglade sur le tournage de Braquo ?

Un des grands plaisirs que j’ai eu sur Braquo a été de rencontrer Jean-Hughes Anglade, qui est un personnage remarquable et un acteur époustouflant. Il est très plaisant dans le travail car très investi. Cela a été une rencontre et c’est vraiment quelqu’un avec qui j’ai envie de retravailler, ça c’est sûr !

Vous passez au biopic avec Une femme d’affaires…

Non, pour moi ce n’est pas un biopic, c’est plutôt un film sur le monde de l’argent et sur le côté business, commission, retro-commission, et l’âpreté que peuvent avoir les gens par rapport à l’argent. C’est un sujet extrêmement actuel. Il se trouve que ça fait 3 ans que je travaille sur le scénario et la crise nous a rattrapés d’une certaine manière. C’est peut être même plus intéressant qu’avant, parler de l’argent, du rapport que les gens ont avec l’argent et du problème que cela pose.

l'argent

On peut lire un peu partout que le film se base sur la vie de Christine Deviers-Joncour…

Non, non. Comme je voulais un personnage principal féminin plongé dans une histoire d’argent, je voulais avoir une référence, je voulais travailler avec quelqu’un en tête qui avait vécu cette expérience-là.

Et avec Christine, ce qui m’a intéressé, c’est sa cartographie émotionnelle et mentale, ce qu’elle pensait à tel ou tel moment quand tout cela lui arrivait et pas du tout de savoir ce qui s’est passé sur l’affaire Elf puisque mon film ne parle pas de ça. On a transposé tout ça.

Je voulais savoir comment elle vivait tout ça, intimement. En fait, Une femme d’affaires est un film sur le monde de l’argent, du business, du côté corruptible de l’argent, et en même temps un portrait de femme moderne avec, je l’espère, quelque chose de romanesque, à la manière de L’affaire Thomas Crown.

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Les 10 films de chevet de Judd Apatow

•14 octobre 2009 • Laisser un commentaire

Les films préférés de Judd Apatow

Le conseil de la semaine : ruez-vous dans la salle la plus proche pour voir Funny People (si ce n’est pas déjà fait). Parce que nous, on n’a qu’une envie : y retourner ! C’est un fait : Judd Apatow, élu un peu vite nouveau roi de la comédie américaine, se bonifie à chaque réalisation.

Si Funny People a tendance a noircir un peu le tableau (ça reste du Judd Apatow, tout de même) avec son personnage principal (Adam Sandler, bluffant) totalement incapable d’être heureux, il faut se tourner du côté des influences du cinéaste, récoltées au détour de ses films et de quelques interviews, pour comprendre cette nouvelle direction. Les choix d’Apatow en matière de films sont révélateurs puisqu’ils lorgnent franchement vers la comédie, d’une part, mais sont aussi d’une grande puissance émotionnelle, d’autre part. Une combinaison qu’on retrouve notamment dans son petit préféré : Bienvenue Mister Chance avec Peter Sellers…

1. Bienvenue Mister Chance (1979) d’Hal Hashby

“C’est le genre de film que j’espère être capable de faire un jour” déclare Judd Apatow à propos du film d’ Hashby. Surtout connu pour le changement de registre de Peter Sellers dans son dernier grand rôle, Being There (son titre original) suit l’ascension d’un simple jardinier dans les hautes sphères publiques, la faute à un fort pouvoir de persuasion de la télévision.

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